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Qui est concerné par l'examen civique ?

CSP, carte de résident, naturalisation, mariage, renouvellement : identifiez en quelques secondes si votre démarche exige l'attestation de réussite à l'examen civique.

Réponse directe

Depuis le 1er janvier 2026, l'examen civique concerne principalement les étrangers qui demandent pour la première fois certaines cartes de séjour pluriannuelles ou cartes de résident, ainsi que les personnes déposant une demande de naturalisation ou de réintégration pour laquelle l'examen est exigé. Des exceptions et des dispenses existent selon la démarche, l'âge, le handicap ou l'état de santé. L'examen ne s'applique pas à tous les étrangers, ni automatiquement à la déclaration de nationalité à raison du mariage.

Les trois mentions de l'examen civique
CSP, carte de résident, naturalisation
Mention « carte de séjour pluriannuelle »

Première délivrance d'une CSP relevant du régime de l'article L. 433-4 du CESEDA

Sauf situations exclues par l'article L. 433-5

Mention « carte de résident »

Première délivrance de certaines cartes de résident soumises à la condition d'intégration républicaine (art. L. 413-7)

Toutes les cartes de résident ne sont pas concernées

Mention « naturalisation »

Demande de naturalisation ou de réintégration par décret soumise aux règles applicables depuis le 1er janvier 2026

Attestation exigée parmi les pièces du dossier (décret du 30 décembre 1993)

La déclaration de nationalité française à raison du mariage suit une procédure distincte : elle n'exige pas d'attestation de réussite à l'examen civique.

Dernière vérification des informations réglementaires : 17 août 2026. Prêt Civique est un service indépendant d'entraînement, sans lien avec l'administration française.

Trois mentions
CSP, carte de résident, naturalisation : l'examen se passe avec la mention correspondant à votre démarche.
Première délivrance
L'exigence vise la première délivrance des titres concernés, pas le renouvellement d'un titre déjà obtenu à ce titre.
Plus de 65 ans
Non soumis à cette condition pour les CSP et cartes de résident concernées ; règle non transposable d'office à la naturalisation.
Qui décide
L'autorité qui instruit votre dossier (préfecture, plateforme de naturalisation) — jamais un service privé.

Suis-je concerné ? Le tableau de repérage

Repérez d'abord votre démarche exacte : c'est elle, et non votre situation générale en France, qui détermine si l'attestation de réussite est exigée.

Situations courantes et exigence d'examen civique (règles applicables depuis le 1er janvier 2026)
SituationExamen civique ?MentionÀ savoir
Première carte de séjour pluriannuelle relevant de L. 433-4Oui, sauf exceptionsCSPVérifier le motif exact du séjour et les cas exclus par L. 433-5
Première carte de résident soumise à L. 413-7Oui, sauf exceptionsCarte de résidentCertaines catégories seulement : les CR délivrées de plein droit ne sont pas soumises à la condition d'intégration républicaine
Naturalisation ou réintégration concernéeOuiNaturalisationPour les demandes soumises aux règles applicables depuis 2026 (décret du 30 décembre 1993, art. 37 et 37-1)
Renouvellement d'une CSP déjà obtenueEn principe non au titre de cette exigence—Vérifier le cas particulier : un changement de fondement juridique peut constituer une première délivrance
Renouvellement d'une carte de résident déjà obtenueEn principe non—Vérifier le cas particulier auprès de la préfecture
Déclaration de nationalité à raison du mariagePas d'examen civique prévu par un texte spécifique—Les règles linguistiques (niveau B2) et l'entretien d'assimilation sont distincts de l'examen civique
Carte de séjour temporairePas automatiquement—Dépend du passage éventuel vers une première CSP relevant de L. 433-4

Toutes les cartes de séjour pluriannuelles sont-elles concernées ?

Non : le régime dépend du motif de séjour et des exceptions prévues par le CESEDA. L'article L. 433-4 subordonne la délivrance de la carte de séjour pluriannuelle à une connaissance de la langue française et à la réussite à l'examen civique, mais l'article L. 433-5 écarte ces conditions pour plusieurs situations.

Sont notamment hors du champ de cette exigence les personnes qui ne sont pas soumises au contrat d'intégration républicaine, ainsi que certains titres délivrés dans des cadres spécifiques, comme la protection internationale. La liste précise évolue avec les textes : nous ne la reproduisons pas ici pour éviter toute information périmée.

Attention à une confusion fréquente : un parcours scolaire ou universitaire en France peut permettre de justifier du niveau de langue exigé, ou d'entrer dans un cas de dispense du contrat d'intégration républicaine. Ce n'est pas, en soi, une dispense d'examen civique.

  • Identifiez le fondement juridique exact du titre demandé (il figure sur la fiche officielle de la procédure).
  • Vérifiez si vous relevez d'une exception de l'article L. 433-5.
  • Faites confirmer par la préfecture ou le service instructeur : c'est la seule réponse opposable.

Carte de résident : quelles demandes sont visées ?

L'examen civique intervient dans le cadre de la première délivrance de certaines cartes de résident soumises à la condition d'intégration républicaine prévue par l'article L. 413-7 du CESEDA. Cette condition s'accompagne d'une exigence linguistique plus élevée que pour la carte de séjour pluriannuelle.

Toutes les cartes de résident ne relèvent pas de ce régime : celles délivrées de plein droit dans certaines situations ne sont pas soumises à la condition d'intégration républicaine. Le fondement juridique de votre demande est donc déterminant.

Point utile : l'attestation obtenue avec la mention « carte de résident » satisfait également à l'exigence applicable à la carte de séjour pluriannuelle, lorsque celle-ci s'applique. L'inverse n'est pas vrai : une attestation de mention inférieure ne couvre pas une démarche plus exigeante.

Plus de 65 ans : faut-il passer l'examen ?

Les articles réglementaires applicables (art. R. 433-5 et R. 413-15 du CESEDA) prévoient que les étrangers âgés de plus de 65 ans ne sont pas soumis à la condition relative à la réussite à l'examen civique pour les demandes de carte de séjour pluriannuelle et de carte de résident concernées.

Cette dispense d'âge ne s'étend pas automatiquement à la naturalisation : les conditions de la procédure de naturalisation relèvent de textes distincts (décret du 30 décembre 1993) et aucune dispense générale liée à l'âge de 65 ans n'y est établie pour l'examen civique. Si vous approchez de cet âge, faites confirmer votre situation par le service instructeur avant de renoncer à vous inscrire.

Handicap et état de santé : aménagement ou dispense ?

Deux mécanismes différents coexistent et ne doivent pas être confondus. Dans les deux cas, rien n'est automatique : une demande doit être formulée et justifiée, notamment par un certificat médical établi selon le modèle fixé par l'arrêté du 30 décembre 2025.

Deux dispositifs distincts
DispositifCe que cela changeCondition
Aménagement de l'épreuveVous passez l'examen, dans des conditions adaptées (temps, matériel, assistance)Demande à formuler au moment de l'inscription auprès de l'organisme agréé
Dispense de produire l'attestationL'attestation n'est pas exigée à l'appui de votre demande de titreHandicap ou état de santé déficient chronique rendant l'évaluation incompatible, apprécié par l'autorité compétente

Faut-il repasser l'examen pour un renouvellement ?

L'exigence porte sur la délivrance des titres concernés, et le ministère de l'Intérieur la présente comme intervenant lors de la première délivrance. En pratique : première CSP ou première carte de résident concernée, l'attestation est requise ; renouvellement d'un titre déjà obtenu après avoir satisfait à cette exigence, l'attestation n'est en principe pas à fournir de nouveau à ce titre.

L'attestation de réussite n'est assortie d'aucune durée de validité limitée. En revanche, elle reste liée à sa mention : si vous passez d'une démarche de titre de séjour à une demande de naturalisation, l'attestation obtenue avec une mention inférieure ne suffit pas et l'examen doit être repassé avec la mention correspondante.

Attention aux faux renouvellements : un changement de statut ou de motif de séjour peut aboutir à une première délivrance sur un fondement nouveau, et donc replacer votre demande dans le champ de l'exigence.

Naturalisation et mariage : attention à ne pas confondre
Naturalisation / réintégration par décret

Peut nécessiter l'attestation de réussite à l'examen civique, mention « naturalisation », selon les règles applicables depuis le 1er janvier 2026 (décret du 30 décembre 1993, art. 37 et 37-1).

Nationalité française par mariage

Procédure différente (art. 21-2 du code civil, décret du 30 décembre 1993, art. 14 et 14-1) : exigence linguistique de niveau B2 et entretien d'assimilation. Aucun texte ne lui impose l'examen civique.

Ne pas transposer automatiquement les règles de la naturalisation à la déclaration par mariage : les connaissances civiques y sont évaluées lors de l'entretien d'assimilation, pas par l'examen civique.

Dois-je passer l'examen civique ?

1. Vous demandez une première carte de séjour pluriannuelle ?

→ Vérifiez si votre titre relève du régime de l'article L. 433-4 du CESEDA et s'il existe une exception applicable (art. L. 433-5).

2. Vous demandez une première carte de résident ?

→ Vérifiez si votre catégorie relève de la condition d'intégration républicaine de l'article L. 413-7 : toutes les cartes de résident n'y sont pas soumises.

3. Vous demandez une naturalisation ou une réintégration ?

→ Vérifiez les règles applicables à votre demande depuis le 1er janvier 2026 : l'attestation mention « naturalisation » figure parmi les pièces exigées.

4. Vous demandez la nationalité par mariage ?

→ Ne confondez pas avec la naturalisation : cette procédure a ses propres règles, dont une exigence linguistique B2, sans examen civique.

5. Vous renouvelez un titre déjà obtenu ?

→ L'attestation n'est en principe pas à produire de nouveau au titre de cette exigence ; vérifiez si votre demande constitue en réalité une première délivrance sur un autre fondement.

Erreurs et confusions fréquentes

Idée reçue : « Tous les étrangers en France doivent passer l'examen civique. »

L'exigence vise des démarches précises : certaines premières CSP, certaines premières cartes de résident et les demandes de naturalisation concernées.

Idée reçue : « La nationalité par mariage impose l'examen civique. »

Cette procédure relève de règles propres, avec notamment une exigence linguistique de niveau B2 et un entretien d'assimilation ; aucun texte spécifique ne lui impose l'examen civique.

Idée reçue : « J'ai été scolarisé en France, je suis donc dispensé de l'examen. »

Un parcours scolaire en France peut valoir preuve de niveau de langue ou dispense de contrat d'intégration républicaine : ce n'est pas, en soi, une dispense d'examen civique.

Idée reçue : « J'ai plus de 65 ans, je suis dispensé quelle que soit ma démarche. »

La dispense liée à l'âge est prévue pour les CSP et cartes de résident concernées ; elle n'est pas transposable d'office à la naturalisation.

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Questions fréquentes

Qui doit passer l'examen civique en 2026 ?
Principalement les demandeurs d'une première carte de séjour pluriannuelle relevant de L. 433-4, d'une première carte de résident soumise à L. 413-7, et les demandeurs de naturalisation ou de réintégration concernés par les règles applicables depuis le 1er janvier 2026.
L'examen civique est-il obligatoire pour une première CSP ?
Oui pour les cartes de séjour pluriannuelles relevant du régime de l'article L. 433-4, sauf si votre situation entre dans les exceptions de l'article L. 433-5. Le motif de séjour est déterminant.
Est-il obligatoire pour une carte de résident ?
Il l'est pour la première délivrance des cartes de résident soumises à la condition d'intégration républicaine de l'article L. 413-7. Les cartes délivrées de plein droit dans certaines situations n'y sont pas soumises.
Est-il obligatoire pour une naturalisation ?
L'attestation de réussite mention « naturalisation » figure parmi les pièces exigées pour les demandes de naturalisation ou de réintégration soumises aux règles applicables depuis le 1er janvier 2026 (décret du 30 décembre 1993, art. 37 et 37-1).
Faut-il passer l'examen pour devenir français par mariage ?
Non : la déclaration de nationalité à raison du mariage relève d'une procédure distincte, avec notamment une exigence linguistique de niveau B2 et un entretien d'assimilation. Aucun texte spécifique ne lui impose l'examen civique.
Les plus de 65 ans doivent-ils passer l'examen ?
Les textes réglementaires prévoient qu'ils ne sont pas soumis à cette condition pour les CSP et cartes de résident concernées. Cette dispense ne s'étend pas automatiquement à la naturalisation.
Existe-t-il une dispense en cas de handicap ?
Selon les conditions réglementaires, un aménagement de l'épreuve ou une dispense de produire l'attestation peuvent être accordés en cas de handicap ou d'état de santé déficient chronique. Rien n'est automatique : un certificat médical conforme au modèle de l'arrêté du 30 décembre 2025 est requis.
Faut-il repasser l'examen lors d'un renouvellement ?
En principe non pour le renouvellement d'un titre déjà obtenu après avoir satisfait à cette exigence. L'attestation n'a pas de durée de validité limitée, mais elle reste liée à sa mention.
Tous les titres de séjour sont-ils concernés ?
Non. Les cartes de séjour temporaires ne sont pas automatiquement concernées, et plusieurs situations sont écartées par le CESEDA. Vérifiez le fondement juridique du titre demandé auprès du service instructeur.

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